18 juin 1940 – Un appel qui résonne encore aujourd'hui
- Philippe BERG
- il y a 19 heures
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Photo unadif38.fr
Le jeudi 18 juin 2026, des Isérois se sont rassemblés au Mémorial de la Résistance, place de la Résistance à Grenoble, pour commémorer le 86ᵉ anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940.
Cette cérémonie, organisée conjointement par la Ville de Grenoble et l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG), a été préparée par Renaud Pras et son équipe du service protocole de la Ville de Grenoble, avec le concours de Rosanne Bsiesy.
La conduite de la cérémonie a été assurée par Cécile Clery-Barraud, directrice départementale de l'ONaCVG de l'Isère, dont l'engagement constant en faveur de la mémoire combattante contribue à faire vivre l'héritage de celles et ceux qui ont combattu pour la liberté.
Placée sous l'autorité de Catherine Séguin, préfète de l'Isère, et de Laurence Ruffin, maire de Grenoble, cette commémoration a réuni un détachement de chasseurs alpins, de nombreux porte-drapeaux, des élus, des représentants des autorités civiles et militaires ainsi que les membres de nombreuses associations mémorielles, parmi lesquelles l'UNADIF 38.
Les interventions de Cécile Clery-Barraud et de Catherine Séguin ont rappelé combien les valeurs portées par les résistants demeurent essentielles dans notre société : le courage, l'engagement, le refus de la fatalité et la défense de la liberté.
Comme un clin d'œil de l'histoire, un violent orage s'est invité dès le début de la cérémonie. Malgré la pluie battante et les bourrasques de vent, les porte-drapeaux sont restés à leur poste, les militaires ont conservé leur alignement et les participants ont tenu à demeurer présents jusqu'au terme de l'hommage.
Sans prétendre comparer les difficultés d'un orage aux épreuves traversées par les résistants et les déportés, cette persévérance collective a donné une résonance particulière à la cérémonie.
Elle rappelait symboliquement que la mémoire se transmet aussi par la fidélité, la constance et la volonté de ne pas renoncer.
Le 18 juin 1940 : la naissance de la Résistance
Le 18 juin 1940 demeure l'une des dates fondatrices de notre histoire contemporaine. Alors que la France est vaincue militairement et que le gouvernement du maréchal Pétain s'apprête à signer l'armistice avec l'Allemagne nazie, un général encore peu connu refuse la résignation.
Depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un appel à poursuivre le combat. Peu entendu ce jour-là, ce message deviendra pourtant l'acte fondateur de la Résistance française.
Face à une situation qui semble désespérée, il affirme que la guerre n'est pas terminée et que la France peut encore compter sur les forces du monde libre pour retrouver sa liberté.
Ses paroles ouvrent une voie nouvelle à tous ceux qui refusent la défaite. Dans les mois qui suivent, des femmes et des hommes de toutes origines choisissent la clandestinité, rejoignent les réseaux de Résistance, les maquis ou les Forces françaises libres.
L'Appel du 18 juin devient alors le symbole du refus de la soumission et de la défense des valeurs républicaines.
L'Isère, terre de Résistance
En Isère, cet héritage demeure particulièrement vivant. Les maquis du Vercors, les réseaux clandestins grenoblois et les nombreuses actions menées contre l'occupant témoignent du courage exceptionnel de celles et ceux qui ont choisi de résister.
Beaucoup ont payé leur engagement de leur liberté, de leur santé ou de leur vie. Arrêtés, déportés ou exécutés, ils ont laissé un héritage précieux que notre société a le devoir de préserver et de transmettre.
Photos unadif38.fr
Transmettre pour ne pas oublier
Quatre-vingt-six ans après l'Appel du 18 juin, les témoins directs disparaissent peu à peu. Plus que jamais, la transmission de leur histoire est devenue essentielle.
C'est précisément la mission que poursuit l'UNADIF 38. À travers ses interventions dans les établissements scolaires, ses voyages pédagogiques, ses expositions, ses conférences, ses publications et son blog, notre association s'attache à faire vivre la mémoire des résistants, des déportés et de toutes les victimes du nazisme.
Le devoir de mémoire ne consiste pas seulement à regarder le passé. Il vise à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui ont animé les résistants : la liberté, la dignité humaine, la solidarité et le courage de s'opposer à l'injustice.
En ce 18 juin, souvenons-nous de celles et ceux qui ont refusé de céder à la fatalité. Leur engagement continue d'éclairer notre présent et de guider notre avenir.
« La mémoire n'est pas seulement le souvenir du passé, elle est la vigilance de l'avenir. »
En ce 18 juin, poursuivons ensemble cette mission de transmission afin que le courage des résistants et des déportés continue d'inspirer les générations futures.
Participez, vous aussi, pour faire vivre la mémoire !
Vous souhaitez partager une initiative qui fait vivre la mémoire, une commémoration locale, un projet mené avec des jeunes, ou encore une action de solidarité qui unit les générations autour du souvenir ?
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Nous serons heureux de les publier sur le blog de l’UNADIF 38 afin de faire connaître et partager ces actions qui entretiennent la flamme du souvenir et la transmission entre générations.

































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