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Commémoration du 80e anniversaire de la libération des camps à Grenoble — 27 avril 2025

Photo A.Thiriet
Photo A.Thiriet

Dimanche 27 avril, sous un ciel serein, l’Esplanade des Communes Compagnons de la Libération, devant le Monument des Déportés, a accueilli une cérémonie de commémoration du 80e anniversaire de la libération des camps.

Ce lieu emblématique de la mémoire grenobloise a rassemblé une large assemblée, attentive et recueillie, venue se souvenir et réfléchir à la nature humaine. Pour que les paroles devenues historiques — « plus jamais cela » — prononcées au sortir des camps ne soient jamais oubliées.

Pour que, comme le rappelle la dernière strophe du Chant des marais, « le printemps refleurisse toujours », mais que nous n’oubliions jamais que notre liberté doit être chérie et protégée.

La cérémonie était conduite avec rigueur et sensibilité par Madame Cécile Cléry-Barraud, directrice de l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG) en Isère, qui assurait le rôle de maîtresse de cérémonie.

Cécile Cléry-Barraud a également prononcé un discours soulignant l’importance du devoir de mémoire et l’engagement de l’État auprès des témoins de l’histoire.


Cette cérémonie a été organisée en étroite coordination avec Monsieur Renaud Pras, chef du protocole de la Ville de Grenoble, garantissant ainsi son déroulement fluide et solennel.


Une mobilisation forte des autorités et du monde associatif

À l’invitation de Madame Catherine Séguin, préfète de l’Isère, et de Monsieur Éric Piolle, maire de Grenoble, de nombreuses personnalités civiles, militaires et politiques étaient présentes :

  • Monsieur Laurent Simplicien, secrétaire général représentant Madame la Préfète

  • Monsieur Emmanuel Carroz, adjoint au maire chargé de la Mémoire

  • Mesdames les députées Élisa Martin et Camille Gaillard-Minier

  • Madame la sénatrice Frédérique Puissat

  • Madame Catherine Bolze, conseillère régionale

  • Monsieur le lieutenant-colonel Arnaud Burret

  • Monsieur Melvin Gavi, chef adjoint des services douaniers

  • Monsieur le consul du Congo

Les associations mémorielles étaient elles aussi largement représentées, notamment l’UNADIF 38 par son président Jean-Paul Blanc et plusieurs de ses membres, fidèles au devoir de mémoire.


Premier temps fort — Une présence marquante

La présence de Vincent Malerba, âgé de 100 ans, dernier survivant isérois des camps de concentration, raflé lors de la manifestation du 11 novembre 1943 au quartier des Diables Bleus, tout proche du lieu de la cérémonie, a rendu ce moment particulièrement émouvant. Malgré la fatigue, il a tenu à déposer une gerbe, exprimant ainsi combien il est vital de transmettre la mémoire de ses compagnons déportés.


Deuxième temps fort — La voix des chants

Le Chœur universitaire de Grenoble, sous la direction d'Anne Laffilhe, cheffe de chœur, a accompagné la cérémonie avec une grande sensibilité. Les chants interprétés ont marqué les esprits par leur intensité :

  • Nuit et Brouillard de Jean Ferrat

  • Le Chant des marais

  • La Sonnerie aux morts

  • L’Hymne national

  • Salut aux porte-drapeaux, accompagné de la bande originale de La Liste de Schindler


Troisième temps fort — Les témoignages filmés

Sur un grand écran ont été projetés deux extraits de films, recueillant les paroles de déportés grenoblois aujourd’hui disparus :

  • Le premier témoignage évoquait les marches de la mort

  • Le second portait sur la libération des camps, avec des images parfois bouleversantes

Ces documents ont été réalisés par Alain Faussart (à la demande de l''ONaCVG et de l'UNADIF 38), qui rappelait dans ses mots :« La mémoire des événements tragiques de notre passé mérite d’être préservée et partagée, même si cela peut parfois heurter nos sensibilités. La connaissance et la compréhension de cette réalité sont les clés pour construire un avenir meilleur. »


Quatrième temps fort — Les lectures de la mémoire

Après la lecture du message de Madame Patricia Mirallès, ministre déléguée auprès du ministère des Armées, par Monsieur Laurent Simplicien, les messages des associations ont été lus à plusieurs voix :

  1. Stéphanie Nocca pour la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes)

  2. Serge Raszidner pour l’AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation)

  3. Jacques Malerba, pour l’Amicale des Déportés du 11 novembre 1943, fils de Vincent Malerba

  4. Héléa Visentin, pour l’UNADIF 38, arrière-petite-fille de Pierre Gascon, grande figure de la Résistance et infatigable témoin auprès de la jeunesse


Cinquième temps fort — Gerbes, silence et flamme

Le dépôt de gerbes, suivi d’une minute de silence, a constitué un moment d’une solennité et d’une émotion profondes. Ce silence partagé, empreint de dignité, a rappelé que la mémoire des déportés est une part vivante de notre histoire collective. Une mémoire que nous devons continuer à porter ensemble, avec fidélité et humilité.


Une conclusion en recueillement

Profondément émue, l’assemblée a quitté les lieux dans le silence et le respect. Cette cérémonie, digne et intense, nous a rappelé l’importance de la transmission de la mémoire, pour que jamais ne se reproduisent de telles tragédies et atrocités.


Post : Marie-Laure Loustalot-Forest - Jacques Malerba


Photos A.Thiriet - ML Loustalot-Forest - J. Malerba

1 commentaire


La cérémonie avait l'air en effet très recueillie et émouvante. Merci à tous les participants et particulièrement à Marie-Laure et Jacques qui nous ont permis de la vivre à distance.

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